Kidimood : Burn-out, Bore-out, Brown-out ? What else ?

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Depuis quelques mois, j’entends parler de burn-out, de bore-out, de brown-out à tort et à travers, notamment du côté féminin de la population qui semble véritablement être sous-employé, sous-évalué, en  sous-régime quant à ses compétences professionnelles ou ses capacités intellectuelles … Plus encore que le burn-out (consumation par excès de travail), le bore-out (consumation par l’ennui) et le brown-out (consumation par l’absurdité des tâches à accomplir) empêchent les gens de se lever le matin …

KIDIMOOD BAD

Même si parfois je bougonne devant certains articles à écrire et réécrire sans cesse, même si j’aimerais me jeter corps et âme dans une cause importante et sociale, j’ai la chance d’avoir un travail où il faut sans cesse se réinventer, jouer des rôles, rencontrer des nouvelles personnes, se tenir au courant de l’actualité, des tendances …

Autour de moi, je vous le disais, et surtout chez les femmes, plus ou moins jeunes, on éprouve le syndrome de placardisation des individus, l’entreprise ne donne pas toujours des tâches à la mesure des compétences de ses employés … quel dommage ! Devoir rester devant un ordi 8 heures par jour alors qu’on a envie de changer le monde, passer des coups de fil vains de démarchage alors qu’on a l’éloquence de convaincre et défendre … la misère ! La vraie misère intellectuelle !

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Hier soir, mon fils me disait « Si tu continues, je vais te mettre à l’oubliette » … j’ai ri, mais je n’avais pas envie de rire parce que je me disais, c’est ce que l’on peut ressentir parfois dans ce monde du travail où on doit « faire des heures » sans pour autant « faire des miracles » … on est en sous-régime et on abîme forcément le moteur, notre moteur, notre énergie …

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Robotisation, vacuité de la tâche, pur ennui, l’inactivité fatigue, épuise, vide l’être de son sens et évidemment, l’empêche de s’épanouir …Ca paraît un peu capricieux de se plaindre de s’ennuyer au travail quand le chômage sévit mais passer des années à faire des études, des thèses, des formations pour se retrouver à ne rien faire peut réellement concasser l’individu, en tous petits fragments, si petits qu’il ne pourra pas se reconstruire …

Alors on reste, on subit, on étouffe ou on décide de démissionner et on continue sa quête de sens dans la salle d’attente de Pôle Emploi entre bilans de compétences et jobs sous-payés, entre volonté de devenir entrepreneurs et peur de ne pas se suffire à soi-même …

Je n’ai pas de solution miracle, malheureusement, je sais juste que prendre des risques est souvent la clé pour conjurer le bore-out, se sentir vivant, seul mais vivant ! A a monté sa boîte de formation et galère pour sa pomme, B est parti vivre en Irlande et a quitté son job de consultant pour faire une formation de menuisier, C bosse au comptoir d’un bar et  préfère les doléances des clients à celles de son patron , D est boulangère dans un village et écrit l’histoire de ses gâteaux sur des ardoises avec sa belle écriture manuscrite et ses idées inspirées …

Il faut bouger ! Ou du moins essayer ! Lever une fesse, puis l’autre, tendre la main, saisir une opportunité …

Il faut lutter …

« L’ennui est après l’ambition le plus grand poison de la vie » Vous avez 4 h !!!!

 

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