Une échappée surréaliste : La série Mapping de Sarah Eisenlohr

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Quand la glue, le vintage et l’art se mêlent pour mettre au monde la série Mapping de Sarah Eisenlohr, Les Kidimum ouvrent grand les yeux et se délectent.  Des collages de photos et de magazines rétros qui donnent envie d’être exposés dans les chambres de nos petits et dans les couloirs tristounes. De l’art pour réveiller la grisaille…

Nous sommes complètement sous le charme de ses collages qui démontrent les conséquences de l’impact de l’homme sur la nature. Une sorte de choc entre l’organique et l’inorganique.

 

 

 

 

Vous avez une chance inouïe : Nous avons décroché une interview exclusive de Sarah Eisenlohr pour Kidimum (propos recueillis en anglais et traduits).

1/ Tu sembles être une artiste mystérieuse. Pas évident de trouver des infos sur ton parcours artistique. Tu peux nous en dire un peu plus ? 

Je vis aux Etats-Unis, dans le Montana. J’ai grandi ici, dans une ville avec des montagnes, un lac magnifique qui longe le Parc National de Glacier. Du fait que j’aie évolué dans un univers très naturel, c’est la norme pour moi. Quand j’ai commencé le lycée, j’ai découvert un autre univers, par les voyages aussi, des lieux plus urbains. C’est ce qui m’a montré l’importance de préserver la nature et les ressources. Bien sûr, cela a inspiré ma série de photos Mapping  ainsi que bon nombre de mes travaux.

2/ En tant que femme, qui es-tu ? Je sais que tu viens d’être diplômée… quel âge as-tu ? Tu es déjà maman ?

Nous tentons tous de savoir qui nous sommes, comme femme mais aussi comme personne. C’est pertinent pour moi à ce moment précis de ma vie car je suis jeune (24 ans) , j’explore la vie, mon potentiel en tant qu’individu. Pour l‘instant, être célibataire me convient plutôt bien aussi je ne ressens pas le besoin de m’installer avec quelqu’un ni de faire un enfant. Je veux finir mes études et entreprendre une formation de design graphique.

3/ Tes œuvres – Mapping plus précisément – sont emplies de nostalgie et d’enfance. Tu dirais quoi à ce propos ? Ce sont des thèmes qui te sont chers ?

Les enfants sont innocents et ont envie d’explorer, c’est pourquoi ils sont influencés par ce qu’ils voient autour d’eux, sans pour autant se demander si c’est bien ou mal. Ils représentent le futur du monde et ont le pouvoir de le changer.

4/ Les cartes postales et les photos que tu as choisies d’utiliser, tu les déniches où ?

J’utilise uniquement des magazines, des vieux National Géographic mais j’ai du mal à en trouver hormis dans une boutique de brocante où je vais les acheter.

5/ Quels sont tes prochains événements ? Un livre ? Une expo ?

           Je présente en ce moment « The Staircase » (l’escalier ou la spirale) dans une expo intitulée Love me, Love me not. C’est le premier collage de grande dimension (55’’ par 35 ‘’) que je réalise, on voit mieux les détails, c’est plus parlant, j’ai envie de continuer dans cette voie pour ma thèse.

Pour l’instant mon BFA (Bachelor of Fine Arts senior : sorte de thèse) est l’événement le plus important. Je pense que je vais combiner les idées majeures et les matériaux que j’ai travaillés les années passées tels que la nature, la spiritualité, l’humanité, les huiles et les collages , tout ça dans une même série.

6/ Peux tu nous montrer ta première œuvre ? Ou celle qui te rend fière de toi ?

Growth n’est pas ma première oeuvre mais elle a un sens singulier pour moi. Les pierres aident à définir un itinéraire, signaler un danger pour quelqu’un qui est en quête. En ce sens, je l’associe à un trajet individuel, le mien et aux différents événements qui bâtissent une personne.

7/ Que voudrais-tu dire aux françaises, aux mamans françaises ? 

 Je ne suis pas mère mais en regardant autour de moi, je pense qu’en devenir une requiert un sacrifice mais constitue aussi une bénédiction en retour. Peut-être que certaines mamans se sentent dénigrées parce qu’elles ne sont que mères mais ce qu’elles font est admirable : il y a une différence entre être une mère et être une bonne mère.

8/ Par curiosité, on peut voir ce qu’il y a dans ton sac à main ?

 Oui ! J’y ai trouvé : des reçus, de la monnaie, les clés de mon studio , Burt Bees (baume à lèvres US), de la lotion pour le corps, mon porte-monnaie qui vient de Bosnie qui est en fait un porte-cigarette ; un poème écrit par mon amie Christy sur un emballage de tablette de chocolat (ou peut-être était-ce plus facile de me le donner que de trouver une poubelle !)

9/ Quelque chose à dire aux Kidimum ?

Merci beaucoup de montrer mon travail à ceux qui ne le connaissent pas. J’apprécie vraiment et souhaite longue vie à ce site génial !

Pour acheter les oeuvres tout à fait abordables de cette jeune artiste, rendez-vous ici ou  . Je serais vous, je ferais mon marché avant que ça s’arrache …

 

 

 

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